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Ces mémoires, présentés en 2006 par Pierre Cossette,
le président de l'APELS, font suite à des
consultations du Gouvernement du Québec sur deux
thèmes précis. Voici le texte intégral de ces deux
mémoires:
Consultation publique sur les véhicules
hors route
Mémoire de
l’Association de protection de l’environnement
du lac Sauvage (APELS) Saint-Faustin-Lac-Carré
Introduction
L’APELS regroupe le presque
totalité des propriétaires du lac Sauvage.
Notre association qui existe depuis plus de 35
ans est un fervent partisan du développement
durable. La problématique des véhicules hors
route nous affecte à plusieurs titres.
Premièrement, à titre de
contribuable de la municipalité de
Saint-Faustin-Lac-Carré, il est difficile pour
nous de passer sous silence, même si vous avez
indiqué que vous ne vouliez pas que ce dossier
fasse parti du présent débat, que nous sommes
susceptibles de faire les frais du jugement
opposant la Coalition du Petit Train du Nord à
la MRC des Laurentides et au Gouvernement du
Québec si celui-ci était maintenu en appel.
Nous pourrions donc nous
retrouver à devoir payer, par le biais d’une
taxe spéciale, à titre de contribuable de la MRC
des Laurentides, les dommages réclamés par la
Coalition, et ce, même si nous sommes plutôt en
accord avec eux, comme d’ailleurs la majorité
des citoyens de Saint-Faustin-Lac-Carré selon un
sondage récent.
Nous trouvons cela d’autant
plus inacceptable que les gens qui sont à
l’origine du problème, soit nos amis les
motoneigistes eux ne paieront rien. Il y
quelque chose qui cloche là-dedans, selon nous.
Nous nous contenterons de
mentionner que ce dossier est un exemple parfait
où n’a pas été appliqué le concept de
développement durable, soit la conciliation des
intérêts économiques, environnementaux et
sociaux.
Si le Gouvernement du Québec
est sérieux dans sa démarche de développement
durable, il doit régler ce dossier à l’amiable
en tentant de trouver un compromis qui tienne
compte de ces trois aspects. Et surtout pas en
privilégiant le développement économique au
détriment de la qualité de vie des riverains
comme certains le réclament.
Ce dossier est pour nous
un véritable « test-case » afin de juger du sérieux
du Gouvernement dans sa volonté d’appliquer le
concept de développement durable. Il en est de même
de la Loi 90. Son maintien au-delà de la période de
18 mois serait inacceptable puisque signifierait que
le Gouvernement privilégie les intérêts économiques
au détriment de l’environnement et du bien-être du
reste de la population du Québec.
Mieux
encadrer la circulation des VHR
La problématique des véhicules
hors route nous touche également dans la mesure où
notre lac est bordé par des terres de la Couronne.
Or, ces territoires sont devenus le terrain de jeu
des véhicules hors route qui y circulent sans aucune
supervision et dans la plus complète anarchie. De
plus, comme la seule façon d’accéder à ces
territoires est par le chemin public, nous sommes
aux prises avec un problème de circulation des
véhicules hors route sur notre chemin public.
Nous croyons qu’il faut sans
tarder encadrer la circulation des véhicules hors
route et, plus particulièrement les quads, de la
même façon qu’on l’a fait il y quelques années avec
les motoneiges. Actuellement, dans notre région,
l’été les quads circulent dans la forêt publique où
bon leur semble brisant les pistes utilisées par les
randonneurs. L’hiver les quads circulent dans les
pistes de ski de randonnée et les endommagent. Où
encore, certains tournent en rond sur le lac pendant
des heures.
En fait, nous assistons
présentement avec les quads à ce qui prévalait
lorsque les motoneiges sont apparues dans les années
soixante. Aujourd’hui, la circulation de la
motoneige est beaucoup mieux encadrée. Or, les clubs
de quads actuels ne jouent pas ce rôle d’encadrement
de façon aussi efficace que les clubs de motoneiges.
Nous recommandons que les mêmes solutions qui ont
été appliquées à la circulation des motoneiges dans
les années soixante s’appliquent aux quads.
Il faudrait renforcer les clubs
de quads et mieux encadrer la circulation de ces
véhicules sur les terres publiques en désignant des
sentiers à cet effet et en faisant respecter la
réglementation.
Quant à la circulation sur les
chemins publics, il s’agit d’un réel problème. Les
quads y circulent à vitesse excessive constituant un
danger pour les enfants. Certains ont même le culot
de coller les automobiles qui ne vont pas assez vite
à leur goût. La plupart utilisent le chemin public
afin d’accéder aux terres de la couronne. La
création de sentiers désignés¸ encore-là,
permettrait de résoudre le problème en grande
partie.
Les
retombées économiques
Le document de consultation
publique fait grand état des retombées économiques
résultant de l’usage des VHR. Les chiffres soumis
originent de la Fédération québécoise des clubs
quads et nous semblent nettement exagérés. Nous
croyons que le Gouvernement, s’il est sérieux,
devrait fonder son analyse sur une étude
indépendante et non utiliser des chiffres d’un
organisme qui a un intérêt dans le débat.
De plus, il faudrait également
que cette étude fasse état des pertes reliées à
l’usage des VHR sur des territoires où par exemple
le ski de randonnée ne pourra plus être pratiqué.
Prenons la Piste du Petit train du Nord. Si l’on
peut dire que le bannissement des motoneiges sur le
tronçon Sainte-Agathe / Labelle entraînera fort
probablement des pertes économiques chez certains
commerçants, d’autres verront leur revenu augmenter
si les motoneiges sont remplacées par le ski de
randonnée.
En fait plusieurs commerçants de
notre région ont déposé une pétition à la MRC des
Laurentides demandant que la piste du Parc linéaire
soit transformée en piste à l’usage exclusif du ski
de randonnée comme c’est le cas dans la MRC des pays
d’en haut.
On n’a qu’à aller à Val-David
l’hiver pour se rendre compte que le ski de
randonnée entraîne aussi des retombées économiques
appréciables.
Il en est de même du tourisme
écologique. La présence de VHR peut causer du tort
et des pertes financières à cette industrie. Il
faudrait quantifier ces pertes et les mettre dans la
balance lorsque l’on parle des retombées économiques
des VHR.
Par conséquent, nous soumettons
que l’approche du Gouvernement dans cette
consultation devrait être une approche globale qui
tienne compte des autres utilisations du territoire
qui peuvent être mutuellement exclusives. Le
document de consultation nous semble passablement
limitatif en ce sens.
Le
développement durable
Le Gouvernement du Québec
effectue actuellement une consultation sur sa
stratégie de développement durable Selon la
définition donnée par le Ministre Mulcair dans le
document de consultation émis par le Ministère du
développement durable, de l’environnement et des
parcs, le développement durable est relié à la
capacité de support des milieux, c’est-à-dire « les
pressions que peuvent tolérer les écosystèmes, ainsi
que les services et les ressources que les
écosystèmes sont aptes à fournir. Elle englobe
également les contraintes physiques, logistiques,
économiques et sociales subies par les populations
humaines. » ( page 9). D’après ce document, on doit
tenir compte dans nos activités des dimensions
économiques mais aussi les dimensions
environnementales et sociales.
De plus, la volonté avouée du
Ministre est que tous les organismes et ministères
soient liés par cet objectif dans tous leurs
gestes.
Or curieusement, le document du
Ministère des transports fait très peu mention de
l’aspect environnemental dans son évaluation de
l’usage des VHR sauf en ce qui a trait aux effets du
bruit et des gaz sur les résidants riverains de
sentiers de véhicules hors route.
Nulle part, le document ne parle
de l’impact de la circulation des VHR sur la faune
et la flore. Il s’agit-là selon nous d’une omission
majeure.
On ne peut, selon nous, étudier
sérieusement l’usage des véhicules hors route au
Québec sans mesurer l’impact que l’utilisation de
ces véhicules a sur la faune et la flore. Est-il
besoin de préciser que ces véhicules augmentent
considérablement la circulation en milieu
forestier. Quel est l’impact de cette augmentation
sur la faune et sur la flore? Quel est l’impact des
sentiers sur l’érosion du sol et l’écoulement des
eaux ? Le document n’en fait pas mention.
Or on ne peut, selon nous, faire
abstraction de cet aspect. À cet égard, nous
faisons nôtre la recommandation formulée par le
journaliste Louis-Gilles Francoeur du journal le
Devoir, à l’effet que le Bureau des audiences
publiques sur l’environnement (le BAPE ) qui est
l’organisme habilité à étudier ces questions, soit
saisi de cette problématique dans le cadre d’une
audience générique.
L’éducation
Lorsque l’on voit une motoneige
tourner pendant des heures sur un lac gelé où la
majorité des citoyens s’approvisionne en eau potable
ou lorsque l’on constate que sa piste de ski de
randonnée favorite est brisée par une motoneige, on
ne peut que conclure qu’il reste encore beaucoup
d’éducation à faire.
Le Gouvernement de concert avec
les Clubs de VHR devrait être beaucoup plus agressif
dans l’éducation des usagers de ces engins.
Conclusion
En conclusion nous formulons les
recommandations suivantes :
1.
Que le Gouvernement et la MRC des Laurentides
appliquent les principes du développement durable au
dossier du Parc linéaire du Petit train du Nord et
qu’une solution à l’amiable respectant ces principes
et permettant de minimiser les impacts financiers
pour les contribuable de cette MRC soit conclue
avant l’audition en appel.
2.
Que le Gouvernement fasse respecter la
prohibition de circuler sur les chemins publics
applicable aux VHR.
3.
Que la pratique de quads soit mieux encadrée
en favorisant la création de clubs, en délimitant
des sentiers à l’usage de ces véhicules et en
s’assurant que la circulation se fasse exclusivement
dans ces sentiers.
4.
Que le Gouvernement réalise une étude
indépendante sur les retombées de la pratique de VHR
qui tienne compte également des pertes que cette
activité occasionne en excluant d’autres activités.
5.
Que le Gouvernement mandate le Bureau des
audiences publiques sur l’environnement afin
d’étudier l’impact sur la faune et la flore de
l’usage des VHR et de la plus grande fréquentation
de nos forêts que cet usage entraîne.
6.
Que le gouvernement entreprenne une campagne
d’éducation visant les usagers de VHR en vue de leur
faire comprendre l’impact de leur activité sur
l’environnement et la population.
Consultation sur le projet de Plan de développement
durable
du Québec
par
L’Association pour la protection de l’environnement
du lac
Sauvage
QUI
SOMMES- NOUS?
L’Association pour la protection
de l’environnement du lac Sauvage (APELS) est vouée
à la protection de ce plan d’eau situé dans les
Laurentides dans la municipalité de
Saint-Faustin-Lac-Carré. Elle est composée de plus
de soixante (60) membres résidants autour ou à
proximité du lac Sauvage.
Depuis sa fondation il y a 34
ans, l’Association travaille activement à la
protection du lac Sauvage et de ses environs. L’APELS
est née suite à la dégradation de la qualité de eaux
du lac observée dans les années soixante-dix alors
que le développement de la villégiature ne se
faisait pas en accord avec la protection de
l’environnement: déboisement et artificialisation
des berges, installations septiques déficientes ou
simplement inexistantes, utilisation de produits
toxiques.
Aujourd’hui, la situation semble
avoir cessé de se détériorer. L’APELS a réussi à
obtenir il y a plusieurs années que l’usage de
bateaux à moteurs soit interdit sur le lac. De
plus, l’Association effectue une surveillance
constante de la vidange des équipements septiques
autour du lac, effectue un monitoring constant de la
qualité de l’eau en procédant annuellement à
plusieurs prélèvements d’échantillons en front des
résidences et assure un suivi avec la municipalité
de la correction des anomalies. De plus, l’APELS
participe au Programme volontaire de surveillance
des lacs mis sur pied par le Ministère de
l’environnement. Toutes ces activités sont
réalisées bénévolement et financées par les membres
de l’APELS.
Nous désirons donc vous faire
part de notre expérience en rapport avec ce milieu
qu’est le lac Sauvage puisque nous pensons qu’elle
est représentative de ce qui se vit au Québec à cet
égard.
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
L’objectif principal de l’APELS
est de conserver et d’améliorer la qualité des eaux
du lac Sauvage et son environnement afin que nos
enfants puissent bénéficier de ce milieu
exceptionnel au même titre que les générations
précédentes. C’est dans ces termes que nous
définissons le développement durable
LES PRESSIONS DU DÉVELOPPEMENT
Comme la plupart des lacs de
cette région du Québec, le lac Sauvage subit la
pression du développement de la villégiature qui a
eu lieu principalement dans notre région dans les
années cinquante. Bien que la qualité de son eau
soit exceptionnelle, elle n’a pas, aux dires des
anciens résidants, retrouvé la qualité qu’elle avait
avant le développement de la villégiature au lac.
Plusieurs lacs voisins (lac Maskinongé et lac Carré
entre autres) présentent des signes d’eutrophisation
précoce.
De plus, l’accès public au lac,
exigé par le ministère des Ressources naturelles,
représente une menace constante de contamination par
les embarcations provenant de lacs contaminés.
La faune et la flore, sa
diversité, subissent également les contrecoups
d’aménagements non respectueux de l’environnement.
De plus, la popularité des sports motorisés pose
des problèmes de nuisance et d’utilisation du
territoire.
Enfin, le lac Sauvage est bordé
par des terres de la Couronne qui sont exploitées
pour la coupe du bois ce qui pose les problèmes de
la cohabitation entre la villégiature et
l’exploitation forestière. De plus, le
laisser-aller qui caractérise la gestion des terres
de la Couronne encourage certaines pratiques non
conformes avec le développement durable.
L’APPLICATION DES LOIS ET
RÈGLEMENTS
L’APELS regroupe des citoyens qui
oeuvraient au développement durable avant même que
ce mot ne soit inventé. Or, malgré plus de 30 ans
d’éducation, de travail sur le terrain de l’APELS,
plusieurs aménagements en bordure du lac Sauvage non
respectueux de l’environnement sont toujours
réalisés et tolérés, des pratiques comme l’épandage
de produits chimiques, la coupe de végétation et les
constructions en bordure des rives,
l’artificialisation des berges, les fosses septiques
non vidangées régulièrement ont toujours cours.
La pratique des sports motorisés
notamment sur les terres de la Couronne et sur les
routes et voies publiques se fait sans respect pour
l’environnement, la faune et la flore sans compter
la quiétude des citoyens.
Et pourtant, depuis trente ans
des lois et des règlementations ont été adoptées à
tous les niveaux : fédéral, provincial et municipal.
Alors quel est le problème? Souvent ces lois et
règlements ne sont pas appliqués au motif que les
ressources pour le faire ne sont pas adéquates.
L’IMPORTANCE DE L’ÉDUCATION
Nous aurons beau avoir les
meilleurs lois et règlements possibles s’ils ne sont
pas appliqués. À quoi bon? Compte tenu du fait que
les ressources chargées de leur application sont
limitées, à titre de représentants d’un groupe dédié
au développement durable depuis plusieurs années,
nous croyons que la seule façon de s’assurer que
tous fassent leur part est de faire de l’éducation
au développement durable une priorité du
Gouvernement. Trop de gens ont encore des pratiques
qui ne cadrent pas avec le développement durable par
ignorance. Nous tentons de faire notre part, et ce,
depuis plusieurs années, mais le rôle du
Gouvernement à cet égard est déterminant.
En effet, il est primordial que
le Gouvernement, non seulement appuie le travail
des groupes qui tentent de conscientiser la
population aux conséquences de ses gestes sur
l’environnement, mais que le Gouvernement, avec la
crédibilité dont il dispose, fasse sa part pour
éduquer la population, ce qu’il n’a malheureusement
pas fait adéquatement jusqu’à présent. La
population en générale, de même que les élus
municipaux et les autres intervenants dans la
gestion du territoire doivent être éduqués sur les
vertus du développement durable. Que ce soit par le
biais de campagne de publicité, d’ateliers de
formation, etc…
C’est de cette façon, plus que
par la contrainte, que, croyons-nous, la
participation de tous sera assurée. Nous
souscrivons donc au principe de l’accès au savoir
auquel il est fait référence à l’article 5 (6) du
projet de loi. Nous croyons même qu’il est
essentiel. Non seulement faut-il encourager l’accès
au savoir mais il faudrait que le Gouvernement
prenne une part active à la communication du
savoir.
LE LEADERSHIP
Nous sommes d’accord sur le fait
que le développement durable repose sur l’engagement
de tous (article 5(5)). Cependant, pour atteindre
cet objectif le Gouvernement doit faire montre de
leadership. Il faut que des groupes comme le nôtre
se sentent épauler par lui.
Dans notre région un groupe de
citoyens, la Coalition pour la protection du parc
linéaire « Petit train du nord » a dû se battre seul
devant les tribunaux afin de pouvoir faire respecter
son droit de jouir de la nature en toute
tranquillité. Si le Gouvernement est sérieux dans
son désir de faire du développement durable un
principe directeur de sa gestion (et de celle des
municipalités et MRC ), une telle situation ne
devrait plus se reproduire.
Mais, il y a plus. Le
Gouvernement doit proclamer haut et fort son
engagement par le biais de sa stratégie de
développement durable. Il est difficile pour nous
de nous prononcer sur le sérieux du Gouvernement
tant que cette stratégie ne sera pas élaborée. Mais
cette stratégie devra, selon nous, faire sans
équivoque du développement durable le principe
directeur du Gouvernement du Québec des organismes
sous sa juridiction. Cette stratégie devra faire en
sorte que tous les organismes, ministères,
municipalités et MRC y adhèrent pas seulement le
MENV.
UN OBJECTIF COMMUN
La qualité de l’eau, la
navigation, les accès au lac, l’utilisation du sol,
la protection des rives, la pêche, la circulation
autour du lac et sur les terres publiques, les
forêts publiques et la faune sont réglementés par
des organismes différents.
L’eau
Au lac Sauvage la qualité de
notre eau est réglementée par les normes du MENV et
par la municipalité. Cette dernière est également
responsable du contrôle des installations sanitaires
et de la protection des rives et de la bande
littorale. La municipalité réglemente aussi
l’utilisation du sol. La MRC quant à elle est
responsable des accès publics, accès publics qui ont
été exigés par le Service des pêches à titre de
pré-requis à l’ensemencement du lac effectué il y a
quelques années. À cela s’ajoute le fédéral qui
réglemente la navigation. Tous ces intervenants ont
un rôle à jouer dans la protection de notre eau.
Or, on se renvoie la balle allègrement et au
citoyen de se débrouiller.
La forêt et les terres publiques
La gestion des terres publiques
qui constituent des lots intra-municipaux a été
cédée aux MRC sauf les terres qui faisaient l’objet
d’un CAAF qui demeurent sous la gestion du MRN y
inclus une portion des berges du lac. Dans notre
région, certaines terres publiques sont donc gérées
par la MRC et d’autres par le MRN. Mais « gérer »
est un bien grand mot dans ce cas. On a
l’impression que les terres publiques ne sont en
fait gérées par personne. Or, la fréquentation de
nos forêts par toutes sortes d’engins motorisés pose
des problèmes sérieux pour la faune, la flore et la
tranquillité des résidents. Actuellement, c’est la
politique du laisser-faire, surtout sur les terres
sujettes à des CAAF qui sont considérées, ni plus ni
moins, comme des réserves de bois et non comme des
écosystèmes à part entière.
Si nous voulons faire du
développement durable sérieusement, il va falloir
que tous ces acteurs soient sur la même longueur
d’onde puisque leur concours à tous est requis pour
réussir.
Or , force est de constater
qu’actuellement c’est loin d’être le cas puisque ces
organismes ont des objectifs souvent
contradictoires. Pourtant leurs actions ont toutes
un effet sur l’environnement. Ne devraient-ils pas
travailler dans le même sens?
Le développement durable offre la
chance au Gouvernement de fixer le cap sur lequel
devront s’aligner ses ministères et organismes.
Après tout, travailler pour les générations futures
voilà un objectif louable.
En ce sens, nous ne pouvons
qu’appuyer le fait que la recherche du développement
durable devienne intégrée « à tous les niveaux et
toutes les sphères d’intervention, dans les
politiques, les programmes et les actions de
l’Administration » (article 1, 3e par du
projet de loi).
DES MESURES CONCRÈTES
L’APELS souscrit aux objectifs
ainsi qu’aux principes énumérés au projet de loi
mais craint que ses principes, certes louables, ne
restent lettre morte. C’est dans l’application de
ces principes que le Gouvernement devra démontrer
son engagement au développement durable. Nous
appuyons le fait que le projet de stratégie qui sera
élaboré par le Gouvernement fasse l’objet d’une
consultation publique.
Que ce soit dans la gestion des
forêts, la gestion de la pratique des sports
motorisés, la gestion de l’eau, la protection des
bandes riveraines, le Gouvernement a beaucoup de
pain sur la planche. Car, avouons-le, il est facile
d’être pour la vertu.
A cet égard, nous applaudissons à
la mise en place des mécanismes de mise en œuvre de
la stratégie et de reddition de comptes, des
indicateurs de développement durable et de la
création du poste de Commissaire au développement
durable.
CONCLUSION
L’APELS est heureuse de voir le
Gouvernement du Québec s’engager sur la voie du
développement durable. En ce qui nous concerne,
nous allons continuer à oeuvrer en ce sens mais nous
allons nous sentir moins seul. Du moins nous le
souhaitons…
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